Jeudi 21 février 2008

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Hier en fin d’après-midi en sortant pour faire mes commissions mon regard fut attiré par quelque chose au sol. Un cœur. J’ai immédiatement fait l’analogie avec un amour piétiné. J’ai cherché à comprendre ce que ce cœur faisait là sur l’asphalte de la rue ; j’en ai déduit qu’il devait s’agir d’un biscuit qui est tombé à terre et, resté là, se retrouva écrasé par les voitures, et qu’il avait comme il faut, gardé sa forme de cœur. Je l’ai photographié avec mon téléphone mobile.

 

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Le lendemain, j’ai montré cette curiosité autour de moi. Les réactions furent positives, comme lorsque l’on voit un cœur donc, lorsque l’on présente un plat de biscuits ou de chocolats en forme de cœur qui ne dit pas : « Ho ! Des cœurs, comme c’est joli ! » ; moi je n’ai pas eu le cœur d’exposer mon point de vue : un cœur écrabouillé dans la rue foulé au pieds par les passants et roulé dessus par les voitures. Je ne voulais pas influencer négativement de bonne heure le matin dans la pensée des gens. Mais moi ça me travaille : une friandise qui doit finir en fondant sous le palais, retrouvée écrasée par terre ! Cela m’évoque toutes les histoires d’amour qui s’éteignent, souvent avec violence, toujours douloureux.

 

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De plus le lendemain, il pleuvait et je suis retourné voir le cœur : il était devenu une masse gélatineuse. Comme l’amour après les larmes d’une rupture.

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par philoup publié dans : Nouvelle
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Samedi 9 février 2008

À Sofia, la dessinatrice de la petite souris.

 

 

 

 

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     Une jolie souris trotte dans la cuisine et s’ennuie, elle n’a plus faim : une belle pomme oubliée sur la table après le souper lui a permis de bien remplir son estomac. Comme monsieur, le chat, n’est pas là elle se promène ici et là et c’est tout d’un coup, prise dans un rayon de lune, qu’elle s’approche de la fenêtre et regarde de ses petits yeux brillants l’astre bien rond dans le ciel de la nuit…

 

 

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     Ainsi lui vint l’envie d’entamer la conversation avec elle. Par son petit passage, elle se faufile dans le jardin ; de ses petits cris, elle appelle le disque brillant, comprenant vite que jamais la lune ne l’entendra, en elle-même elle se dit :

– Il faut que je réveille l’ami Petit Cochon, lui si elle lui crie, elle l’entendra sûrement, ainsi elle me verra !

 

 

 

 

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– Cochounnet ! J’appelle la lune, mais elle ne m’entend pas ! Grogne ! Elle t’entendra, toi !

     Couchounet grogna. Grogna tant et plus et si bien, que dans la ferme tout le monde se réveilla.

 

 

 

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Tout d’abord le coq !

 

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La chèvre,

 

 

 

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et les canards ! Un concert assourdissant, une symphonie de cris, le chien aboya : dans toute l’étable chaque vache meugla,

 

 

 

 

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un brouhaha terrible s’éleva de la campagne, gagna les fermes voisines

 

 

 

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et jusqu’aux chiens de la ville ; s’étendit un vacarme ahurissant.

 

 

 

 

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     Petit Cochon penaud regarda la Petite Souris. Elle, elle dansait !

-Youppie !

     Alors, il y eut quelque chose d’extraordinaire, par ce concert, la Lune dans les airs se pencha, tout en bas et regarda : la Petite Souris était là, de ses petits yeux, elle n’y croyait pas : la lune la regardait de tout près, de tout près, elle aurait dit un immense fromage. De sa toute petite voix, aigue, ainsi s’adressa à elle :

            – B’jour, madame la Lune, tu es belle dans le ciel, c’est cool toute ta lumière la nuit !

– Bonsoir, lui répondit-elle, d’une voix mélodieuse mais un peu grave pour une Dame, mystérieusement froide.

– Heu ! Bonsoir, gênée, susurra la souris. Pourquoi tu brilles, c’est tellement fascinant ? Et… Est-ce que je peux briller moi aussi ?

– Je brille parce que c’est joli la nuit, petite souris ! Et toi tu es jolie comme ça, en plus si tu brillais comment tu ferais avec le chat ? Non, vraiment, je crois que tu ne peux pas.

– Tu as l’air d’un fromage, est-ce que je peux venir chez toi ?

– Mais non ! Je ne suis pas un fromage ! Et je suis seule la nuit, tu ferais quoi ici ?

     Ha bon ! Se dit-elle, mais elle ne put s’empêcher de penser que là-haut elle brillerait aussi et que s’il n’y avait pas de chat… Et bien peut-être que… Mais elle déchanta car la Lune la fit revenir sur terre, en effet, en lui disant :

            – De chez moi, ici, personne ne te reverrait ni ne t’entendrait, il n’y aurait pas Cochounnet pour ameuter tout le monde et attirer l’attention, tu serais toute seule, seule de chez seule. Et puis ça suffit, je ne peux pas rester ici toute la nuit, il faut que j’avance dans le ciel aussi.

            – Et les nuits où tu n’es pas là, où est-ce que tu vas ?

            – Bon on en discutera demain, je m’arrêterai cinq minute avec toi, promis, alors pas besoin de faire tout ce boucan.

 

par philoup publié dans : Nouvelle
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Vendredi 8 février 2008
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Ne dites pas: l'homme est un loup pour l'homme,  c'est dégradant ; pour le loup.


par philoup publié dans : Nouvelle
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LOCATAIRE

« L'histoire chaque matin me rattrape de sa horde d'évènements sauvages et sanglants. On ne peut peindre que sur le canevas de ses émotions personnelles, de ses hantises, de ses angoisses. »  Bernard Rancillac

Signes du Temps, allez voir:

Ponérologie Politique : le Mal Macro-Social

Venez discuter des rouages des mouvements politiques ponérogéniques et des actes perpétrés dans le monde entier contre les gens normaux.

Le "mot" tabou, lui-même tabou: discutons-en!


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